N° 14 Les vaccins contiennent-ils des produits chimiques toxiques qui empoisonnent les enfants ?

20 questions et réponses sur la vaccinationLa réponse à cette question est tout simplement non. La dernière chose que souhaitent les laboratoires pharmaceutiques qui fabriquent les vaccins ou les médecins qui les administrent, c’est de nuire aux enfants :ils veulent les protéger contre des maladies dangereuses.

Certains détracteurs de la vaccination ont suggéré que les vaccins contiendraient des doses dangereuses de substances chimiques. Si tel était le cas, ceci serait contre productif non seulement pour la santé publique mais aussi pour les autorités de santé qui les ont approuvés, les médecins qui les administrent et les laboratoires pharmaceutiques qui les commercialisent.

L’Institut Robert Koch remarque qu’une des sources de confusion dans ce domaine réside dans le fait que certains vaccins contiennent du mercure, du formaldéhyde, du phénol ou de l’aluminium en concentrations infimes – nettement en dessous des seuils toxicologiques bien établis.

Cela conduit souvent les gens à se demander, en toute logique, pourquoi il est nécessaire d’inclure des quantités, même infimes, de ces substances. Il existe toute une série de raisons à cela, dont aucune n’est inquiétante. L’hydroxyde d’aluminium, par exemple, contribue à améliorer la réponse immunitaire et par conséquent à augmenter l’efficacité du vaccin ; le formaldéhyde contribue à inactiver les virus ; le phénol est un conservateur utile.

La substance qui a fait le plus parler d’elle après avoir été pointée du doigt par les détracteurs de la vaccination est sans doute le thiomersal, un sel de mercure, qui est ajouté comme conservateur à certains vaccins. Lorsque deux médecins américains ont suggéré que l’augmentation des cas d’autisme pourrait être liée au thiomersal, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Agence européenne des médicaments (EMA) et l’Institute of Medicine des États-Unis ont mené des recherches distinctes et indépendantes. Chacune d’elles a conclu qu’il n’y avait aucune preuve d’un quelconque lien entre le thiomersal et l’autisme.

Néanmoins, comme la polémique menaçait de retentir négativement sur les taux de vaccination, un certain nombre de laboratoires pharmaceutiques ont réagi en mettant au point des vaccins sans mercure. Les experts continuent de penser qu’il n’y a aucun lien entre le thiomersal et l’autisme.

Pour des informations complémentaires, consulter ‘Vaccination – 20 Objections & Responses’, un article de l’Institut Robert Koch et de l’Institut Paul Ehrlich