N° 19 Le fardeau de la maladie ne s’est-il pas allégé plutôt grâce à l’amélioration de l’hygiène et de la nutrition que grâce à la vaccination ?

20 questions et réponses sur la vaccinationLa prospérité et l’hygiène sont généralement liées à de meilleurs résultats en matière de santé des populations. L’accès à l’eau potable et une bonne hygiène des mains sont indispensables pour réduire la propagation de l’hépatite A, du typhus, du choléra et de nombreuses autres infections.

Cependant, les conditions d’hygiène à elles seules ne sont pas suffisantes. Certains agents pathogènes, dont la rougeole, l’hépatite B ou la poliomyélite, vivent dans le corps humain et se transmettent par la toux, les éternuements ou par contact sexuel.

Avec la rougeole, la diminution du risque d’infection est étroitement lié aux taux de vaccination atteint. Si environ 95 % des enfants sont vaccinés, la rougeole peut être éliminée.

La nutrition n’apportera pas de protection contre cette infection. La confusion sur ce point découle du fait que les enfants malnutris qui contractent la rougeole ont tendance à présenter une forme particulièrement sévère de la maladie.

En conséquence, une bonne hygiène et l’accès à l’eau potable peuvent contribuer à réduire le risque de certaines maladies infectieuses – mais pas de toutes les maladies infectieuses. La nutrition joue un rôle dans la façon dont les enfants réagissent à l’infection contre certains virus, mais n’a aucune incidence sur le risque d’être infecté en premier lieu.

Des campagnes de vaccination de grande envergure en Afrique et en Asie ont contribué à réduire considérablement le nombre de décès dus à des maladies à prévention vaccinale comme la rougeole.

Pour des informations complémentaires, consulter ‘Vaccination – 20 Objections & Responses’, un article de l’Institut Robert Koch et de l’Institut Paul Ehrlich